19.04.2007
Je suis là....
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17.11.2006
No way of love... Dante_Moi
] Avant le rire moqueur... il y eut la rencontre... quelques mots écrits à la demande d'Impudique, mots osés et confiés à ses doux soins. Aujourd'hui, les poser ici, car ils ont leur place. Il était une fois, une nuit, deux inconnus. Quand ? Est-ce si important ? Cela ne devait être que le jeu d'une brève rencontre... de brève elle ne gardait que rêve... Mais, un jour vient le réveil.... Conscience : tout début implique par essence une fin... bientôt [
Not a word about Love...
Ton regard sur le seuil_ absolus inconnus_ Je te vois. La nuit viendrait. Le trouble maladroit que les mots en roulades infernales tentent de dissimuler.. Qui suis-je ? Je ne veux pas que tu saches...Toi, l'inconnu, tu gardes le silence, seule ta pupille_acier me lit, me plonge au-dedans, criminelle infraction de l'âme. Je me terre, seule, sous mes masques de dentelles invisibles, je désire m'échapper, mais la chair se trouble, se révolte et me retient, là assise face à toi... Tu m'invites à te rejoindre, mon rire décline la facile invitation. Tu comprends que tu es sur mon domaine, j'y règne seule, j'y joue seule, j'en garde les soupirs...mais de tes lèvres je veux déjà goûter la pulpe. Ton sourire devine. Mots de nos silences, tu comprends qu'il faudra gravir ces sentiers avant que ta bouche ne vienne se poser sur les fruits intimes... Tu étais le conquérant sur le seuil. Ici, tu pénètres sur un territoire inconnu. J'y lancine nos corps en appel...Ne me touche pas. Ne commets pas l'erreur d'un premier mouvement sans permission car d'un revers impitoyable je te chasserai de mon rivage... Rien n'adviendra, pas encore, pas cette évidence, cet ennui. J'ai la faim rivée à mes fibres. Jeux faciles, jeux déchaînés, je vous tiens fermement entre mes doigts... harpes folles je joue de vos cordes invisibles, je nargue ce plaisir qui se voudrait mon maître. Je te scrute, guettant la maladresse de l'acte qui viendra éteindre le feu d'Eros. Je te murmure mes envies de partances, mes lumières cachées.. je te murmure une psalmodie, nébuleuse incantation... je ne veux pas encore toucher le grain de ta peau incrustée de soleils, la tentation taraude. Impassible, je te sais, tes prunelles se perdant sur mes courbes. Mais l'heure vient où tu regagnes le seuil, tu as compris que l'invitation s'achève ici. Il est temps, je veux que tu t'en ailles, je veux voir ta silhouette disparaître... Je veux qu'il n'y ait pas de hasard à ton retour, je te veux désirant de mon univers. Sans mots, je veux l'aveu... Tu n'as pas tenté de frôler ma peau... Tes mots plus tard dans la nuit, se confient, s'avouent, se font laves furieuses du même désir trouble. Un vol d'oiseau, mais tu me sembles déjà si loin... J'avoue le froid de ton absence, un mot_aveu : « vient ». Cette nuit là, nos sourires s'offrent. Nos corps en caresses se découvrent, se goûtent, se veulent errance en fusion. Les chairs se jouent de l'apprivoisement de nos raisons, de nos peurs farouches... se jouent de nos volontés : no love but just love. Libres de nos plaisirs, libres de nos limites intimes. Play with love do not love. Je sombre dans le flot de ton corps, mes griffes s'ancrent. Depuis toutes nos nuits sont en voiles de peau, incessants ballets. No love ? De mes rêves, ton baiser d'ange devient le gardien... Ma main court le long de tes soifs... Alors, mes mâchoires de cils, muettes, dessinent un étrange sourire... I do love you... Et au matin, je m'éloigne encore un peu plus à l'intérieur de cet univers dans lequel tu me suis, inconscient, désirant, animal, ignorant captif du diable. Il ne faudrait jamais franchir certains seuils...
Love is the devil.... love is a word, mine.
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15.11.2006
T[elle] que tu es....
Juste ses doigts qui s'enroulent autour des miens. Sa façon de me dire qu'il est là, tout proche, présent. C'est le milieu du jour, son rire moqueur lorsque mon regard inquisiteur se plante dans ses mots. Surprise par son désir de me prendre par les épaules. Devant tous, livrer en pâture le secret qui se gardait... Je ne veux pas quitter l'ombre dans laquelle nous avions trouvé refuge. Je m'écarte d'un pas, je veux continuer à sourire de ce que tous ignorent et n'ont que faire, c'est un joli jeu après tout ..Il y a du vent et cette pluie qui se colle à nous. L'odeur du café se fait désir de chaleur. Descendre vite les marches du parvis, filer droit vers la voiture. À peine assisse, dans le premier souffle ses mains s'emparent de mon visage, ne me laissant aucun choix.... sa bouche qui attrape les lèvres, pour me retenir, pour me dire tout ce qu'il ne sait pas encore oser.... Son regard acier doux et le vent. Je le regarde, ses mains sur le volant, imperceptible changement, il jubile car je ne comprends rien ..pas encore. Ses bras m'attachent à lui, je lève la tête vers son regard qui ose me sourire lorsqu'il pose un mot sur mon coeur, comme ces cadeaux à la valeur incommensurable. Silences se parlent dans le jeu des paupières, juste le voir tel qu'il est... et bien plus plus encore....
Le café attend mais il ne fait plus si froid.
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25.10.2006
Il grandit... Ecce Homo
Mon fils... ta seule maison : ton coeur.
Mon fils...aime jusqu'à ton dernier souffle.
Mon fils.. marche dans la lumière de la seule vérité.
Mon fils.. ne quitte pas la peau de ta liberté.
Mon fils... au Monde soit.. Regarde Témoigne.
Mon fils... à ton coeur accroche la justice.
Mon fils.. la seule droiture comme musique.
Tu seras mon enfant merveilleux dans les bras d'une mère.
Et tu t'envoles déjà au-dessus de la vanité.
Libre.
Donne.
La vie n'est pas vaine.
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11.10.2006
Bles_sûre

Le temps est retord sur la peau de Thea_O...
Il emporte son souffle un soir d'orage.. et la voilà, genou à terre, humble et forte. Prends ma main, là où je te mènerai rien ne sera ce que tu peux imaginer.. Prends la main du diable et plus jamais tu n'auras froid, plus jamais tes larmes ne couleront, plus jamais tu n'auras peur. Je suis un ange, déchu. Au monde des humains emmurés, j'offre mon coeur à piétiner ou à désirer.. Je ne fais aucune promesse. le Diable lui-même s'y est brûlé.. Et depuis , il m'a murmuré les secrets que je te murmure à mon tour. Prends mon coeur. Si tu n'es pas assez aveugle pour oser y poser ton âme, jette le loin de toi, loin de ta peau, loin de tes parfums . Mais si tes yeux s'ouvrent enfin, prends le et boit mon seul sang si tu veux me savoir, me voir. Mais, au matin, je ne suis qu'une bulle lointaine, l'orage s'est achevé. Aux mondes des hommes, avant d'avoir osé me respirer de ses lèvres, son souffle s'est éteint sur mon coeur béant . Thea_O à terre, traquée, respirant l'odeur de la boue , animale blessée, au coeur mort sous la foudre de l'aube. Cherche , trouve, bat_toi! Respire ! Revient ! Prend ! Que sans tarder, ta propre main t'ampute de ce mal avant qu'il ne te ronge. Tranche avant qu'il ne t'incinère l'âme... Sois lucide, Regarde le...Là, sa peur, il la porte en lui ancrée comme une malédiction, elle le dévore plus fort encore même après l'orage...Ampute-toi, renonce à ce qui te tuerais : le doute.... misérable et malodorant.....Thea_O, sous le noir de son armure, sous le rouge des lèvres salées, le regard a faim, le regard dévorera.
Humain emmuré ne soyez pas sa proie, elle n'aura aucune pitié... Aux murmures d'O_rages, cette nuit-là reviendra... Et toi, L'homme a la peur ancrée, je t'attendrai dans un coin de ma colère. A la toile de mon sourire, un jour ou l'autre, tu reviendras et encore une fois ce désir de t'y perdre. Impitoyable je t'attends. On ne se joue pas du coeur du diable impunément..et le temps est retord.... les fils se nouent, déjà... viendront les mots dans ta bouche.. et là, aucun son ne viendra en écho, mon seul sourire. Froide, glaciale, le regard t'écorchera jusqu'à l'effrayante douleur qui fut la mienne. Prie tes dieux vains.. que mes mains ne se posent pas sur toi.
06.10.2006
]a[Mniotique...

Encore une fois, j'ai écouté la nuit qui ne voulait pas me laisser filer vers le pays des songes. Encore une fois elle s'est voulue blanche sous la lune. Encore une fois, l'esprit en vadrouille. Comme si de l'autre côté de la rue fleuve, la lune me tenait éveillée. Papier_crayon mais les doigts sont retenus par des chaînes de silence. Comme si je l'entendais glisser des mots vers les mains, y murmurer quelque sortilège. Ne rien écrire de ces vagues secrètes, les retenir car elles sont de celles qui une fois délivrées de leur carcan ravagent les âmes sages et, au diable lui-même couler son sang d'ange. Je traîne mes pieds sur d'autres rivages, inconsciente ou téméraire. Je me promène au pied d'une montagne invisible, si haute qu'il me semble que jamais mon souffle seul n'y suffira pour la gravir. De nuit en jour, c'est comme s'il fallait encore se baigner dans une amniotique atmosphère avant que tout ne commence, avant que ce ne soit pour de vrai.... Mais le temps passe, le temps s'enfuit et il glisse sur moi, emportant lambeaux et plaies. Un jour il faudra bien y venir à ce monde là... Il faudra bien cesser de s'accroupir dans un angle invisible, ne plus se voiler dans le bourdonnement du silence autitisque. Aux rives de l'existence, il y a des arbres sans racines qui s'écroulent sous le souffle de l'enfance, et certains jours il me semble que mes oreilles bourdonnent encore. Ce que nous perdons n'est que ce que nous ne pouvons plus offrir. Alors le sang de l'ange se fige en une vague_montagne.
09:15 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.09.2006
Angel's Heart
Il y a ce matin là. Il y a cet effondrement. Et puis, cette rage sourde, grondant et vrillant toute la mémoire. Et dans un geste, toute la paix du monde qui se pose sur les épaules, une main douce et silencieuse. Les sourires qui s'illuminent, l'enfance qui éclate en mille feux de bengale... Et puis ces oiseaux qui guettent l'éveil. Il y a ce matin, endormi. La caresse de l'ange... De temps à autres, ma vie fut ponctuée de la rencontre d'anges... Dans ces moments si cruciaux, si proches du gouffre, au bord de l'abandon, de la résignation, d'un vide définitif... Encore une fois, surgissant inconnu, sur le seuil de ma porte. Ils sont tels ces jeux de lumières qui envahissent le ciel des mes émotions sombres. Mais ils ignorent qu'ils sont mes anges, ils ignorent la puissance du don qu'ils m'offrent à chaque rencontre. ils m'insufflent la vie....Je regarde en arrière, et je les vois encore dans leurs sourires... A la croisée de mes chemin, le temps nous a séparés. Ils demeurent les plus chers à mon coeur, les plus précieux à mon souvenir. Je suis là dans cette musique et je sens leur présence. Plongée dans l'obscurité de la chambre, je leur souris en retour ... et dans le jeu des paupières, je devine encore leur traits. Mon coeur bat, fort, car avec le temps il a appris que ces anges là... s'en vont toujours, une fois le sourire revenu. Et dans le ciel, mes yeux se rivent dans une prière_murmure... Du fond l'océan, son âme veille à tout jamais sur celle restée sur le rivage. Un jour viendra où cette histoire ne sera plus ni dans ma mémoire, ni dans aucune autre... mais du temps de ma vie, le temps d'une poussière d'étoile, un chant viendra toujours se poser sur mes épaules. et à chaque matin, les oiseaux viennent chanter non loin de ma fenêtre....Et chaque matin, le jour me dessine le ciel à aimer. Ce chemin là est en soi, les anges tendant leur sourires invisibles.
08.09.2006
to V.

Mes pensées t'accompagneront chaque jour...
Et si le ciel se fait de bulles attirantes et dangereuses, regarde au-delà
Une respiration le temps de soi, vient se poser sur toi.
Do not feel alone...
Feel the rainbow, inside.
Juste au-dedans, juste là où se nichent espoir et combat...
Le héros de tes dix ans n'est pas si loin que çà...
Lave tes veines avec la pensée de nos sourires.
Pense aux ocres, aux couleurs fauves, au soleil de Namibia...
Di me...

Mes doigts se souviennent du traçage de ce visage, de ce regard en tombée... C'était il y a bien longtemps, avant qu'il ne disparaisse dans la décharge de ce que l'on jette parce qu'on ne peut plus regarder, parce qu'il faut détruire.
Je l'ai retrouvé, quelque part caché entre deux fichiers [0,1], mais je ne peux plus le toucher. Je le regarde seulement, cherchant à y retrouver matières et parfums de cires... C'était autrefois, il y a longtemps dans un pays où je m'évadais, où s'évadaient mes images internes. C'était avant la vie, c'était avant l'effleurement du coeur. Je le regarde et cette impression de ressemblance des regards, ces même larmes blanches qui semblent jaillir plus fort encore. C'était avant que le coeur ne batte. C'était ce moi_interne, c'est encore ce même je... Ce matin je souris, car dans le miroir du temps, je me retrouve, me reconnaît... Ce sont mes mains qui retouchent l'invisible peau. Ce sont elles qui se libèrent, elles qui s'affament de retrouver le chemin des langages silencieux. Elles qui m'impatientent. Je souris, parce qu'il fait si beau, parce que la nuit en caresse nocturne m'a bercée, doucement. Je souris de ces images oniriques, où le parfum de l'enfant_lumineux s'est emparé de mon rêve, m'a rendu le calme. Ce matin, je souris, parce que je ne sais pas pleurer, parce que c'est plus fort que moi, le sourire.
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04.09.2006
Passage

Voilà,
un jour ce moment là arrive, fini par arriver, bien sûr on le pressentait, bien sûr on a oublié que cela devait arriver. On fermait les yeux, non...non çà ne se peut pas, se formulait-on au-dedans des tripes, au-dedans de ce fichu coeur qui en fait n'est là que pour remplir une seule fonction : battre, pompe à sang pas à émotions. Mes émotions ne sont le jeu que de mes pupilles en dilatation, ne sont que les fruits de ces milliers de jeux sensitifs. Alors, je t'aime avec mon cerveau mais pas avec ce coeur qui se fatigue d'avoir trop battu, si mal battu. Et je te quitte avec mes tripes, parce c'est quand même là que cela fait mal, que cela me déchire . Au fond de mes entrailles, le goût amer ne s'installera pas, parce que je ne regrette rien, parce que si c'était à refaire, je recommencerais mille et mille fois. Même s'il faut me brûler les yeux de ces larmes que tu ne verras pas, que tu ne vois pas... quitte à bleuir mes joues du ravage causé par ces sillons de sel. Mais je ne verse pas un seul pleur, pas un seul cri, douleur muette. Je vis jusqu'à en crever, je vis de cette vie qui m'éloigne de toi, je vis pour être heureuse, désespérée ou utopiste, et même tout cela à la fois.. Je veux. Le maître du jeu n'est pas celui qui croit détenir en main toutes les règles... Et c'est en cela que tu perds ton tour... rouge ou noir, pair et passe, voici l'impasse. Or, ne comprenais-tu pas que ce n'est plus un jeu ? Que cela n'a jamais été un jeu à mes yeux ? Il est des jours, qui sont des premiers jours, des naissances, ce jour là tu n'étais pas là, et ce n'est plus un jeu, c'est juste la vie qui emporte et qui vous emmène encore et encore dans une ronde où un simple sourire vous enlève à la boue du chagrin... voilà, tu vois je vais bien, voilà tu sais que je suis heureuse, toujours criante criante de ce besoin absolu de boire à toutes les soifs, de trinquer à toutes les joies, voilà tu sais que rien ne peut me mettre à terre. Voilà, tu ne me vois plus mais sache que je te lève mon poing à la face de l'orgueil et à celle de la soumission. C'était toi, mais je te conjugue à mon passé. Je ne plierai pas, je ne céderai pas. N'oublie pas que je suis un Aulne... Ne me dites pas qu'un jour cela sera encore possible, je m'éloigne de ton illusion. C'était toi. Ce fût toi... L'hiver passera, et au printemps, la vie reviendra et de nouveau en mai, mon coeur se couvrira de mille feuilles, comme l'aulne. Voilà, tu ne verras plus mes sourires, tu ne respireras plus le parfum de mon cou, tu oublieras même le son de ma voix, et tous mes rires avec toi. Voilà, et la vie qui emporte mes sourires... puisque j'étais ton illusion.
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13.08.2006
Tout le bleu....

Il suffit de lever les yeux vers lui. Parfois ou même souvent, il se fait de grises larmes. Tu vois, nul besoin de me le souhaiter dorénavant. Sois sans inquiétude, il se fait caresse aux jours tristes, consolateur de l'autre_ailleurs. Lui repose dans le tombeau de mes ivresses passées. Posé entre le sable et l'océan. Le parfum est autre, d'algues battues par les ressacs incessants. Le granit chaud des jours d'été devient douceur à la peau, même lorsqu'il m'y découpe des lambeaux d'âme. Il suffit de venir, les pieds nus. S'enfoncer dans sa soie salée... Il suffit. Mais, je sais bien qu'il est des voyages impossibles, des refus, des jamais. Et même le bleu du ciel ne peut assoupir le grondement du coeur. Il ne le remplira plus de tous tes bleus. Voilà tout. Les veines s'étioleront dans l'oubli des jours à venir. Et lui, là-haut se moquera bien de l'ombre sur la plage. Il se gaussera bien des tous les feux qui nous ont consumés. De toutes les cendres promises, il n'a que faire. Le vent les emporte au loin. Comme tant d'autres, elles recouvriront son manteau sombre.
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24.07.2006
Nobody knows...

Petits secrets entre amis....
On pense savoir bien des choses, sur soi, sur ses proches, sur ses amis, sur les autres en général et en particulier... De particuliers à particularismes, étranges ballets des regards et des sourires. Connivences et murmures. Échanges de confidences en voiles timides... Petites perles de confessions qui roulent sur des peaux engorgées de soleil. Longtemps que nous pensions nous connaître, longtemps avant cette étrange transparence de l'entre_nous. Pour la première fois, nous voici, trois portes ouvertes à tous les vents, à toutes les incertitudes, à toutes les rages, à toutes les invraisemblances, à tous les secrets. Confidences des non_dits, confiants. Plus loin que tous les chemins de cailloux et de larmes; plus torrentiels que des rivières de rires; joyeux tels des inconscients face aux désillusions du coeur; plus assoiffés que les montagnes mangeuses de rêves; plus multiples que les ciels aux couleurs naïves. Le soleil brûle les peaux immobiles, les souffles se dessinent des caresses, les pupilles s'envolent de sourires. Volutes des secrets du bonheur simple... Personne ne sait ... Mais cela n'a aucune importance sous cette chaleur de la carnation.
On pense savoir... tant et tant.... tant et si bien qu' un matin, plus rien n'est comme avant. L'on se découvre, soi comme cela doit être et non plus comme on n'osait plus l'imaginer. L'étrange impression d'une toute puissance. La conscience, aussi, de la relativité de cet état... Mais comme il est délicieux de le ressentir. Complétudes et Petits secrets, bien gardés au fond de l'âme, gardienne de ce que personne ne peut entrevoir.
Trois portes s'ouvrent et puis libres s'envolent ... on imagine savoir, connaître ceux qui vous entourent... on pense tant et tant que l'on oublie de regarder... de découvrir, d'écouter. Puis un jour, on ne se souvient plus que tout cela n'est qu'une danse légère dont on a perdu les pas... Sur le sable chaud, les corps sont les étoiles inconnues d'un opéra improvisé, l'océan imprimant son rythme.
17.07.2006
Silice...
Cette nuit ne s'achève pas dans le naufrage d'un rêve. Je garde tes songes, même si loin. Veillée douce jusqu'à l'éveil... Là où tu vas, même vers les empires engloutis, il suffit de lever les yeux vers le ciel... Myriades d'oiseaux blancs. Il suffit de se lover au creux des songes, au long des jours à venir. Les égrener, du soleil en enlever la lumière, dépouiller la nuit de ses étoiles...jouer aux voleurs de temps... Et dans un ultime éclat, refleurir chaque aube. Guetter ton souffle, sans l'attendre, en sentir la chaleur. Il suffit de poser le sourire dans la marque de ton pas pour être là. Il suffit de jongler avec l'onde d'Egée immuable pour perler de sel. Brûler le sable et invoquer les vents de l'Est pour qu'ils te gardent de ses sirènes.. Au loin c'est le feu de l'horizon qui t'appelle, déjà....
πού θα πάμε ;
Ονειρεύομαι σε...
Αγκαλίασα τα σύννεφα
18:55 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.07.2006
Chlorophylles
Il est des mots que l'on agrafe au silence, des retenues que l'on se barricade. Il en est d'autres que l'on sème, à profusion. Ils s'éparpillent autour de soi, pour sceller ceux qui ne peuvent être entendus. Ils sont des forêts immenses et impénétrables. Des labyrinthes sans échappatoire possible... facétieux. Deci_delà quelque clairière, où tout semble immobile, apaisé. Mais, sous l'herbe tranquille vrombit la terre... suinte la cohue des sanglots, ne demandant qu'à jaillir. Rien n'est une absolue vérité. Optiques promenades. Feuillages lumineux, frondaison d'été ne camouflent que le la cime de l'absence. Flânerie dans une lande aux tourbières de nébuleuses pensées. S'enchevêtrer dans les ronces aux mûres acides... se balafrer les mains de gourmandise. Se mettre à l'affût de son écho, le traquer, s'en saisir et ne plus s'en départir.
07.07.2006
Yiati...Yiati...
C'est comme nulle autre ailleurs, unique. C'est une carte postale qui ne pourrait contenir toutes les lumières et les odeurs. Ce sont des chants d'amour, tragiques ou légers mais toujours grave. C'est comme une musique qui ne peut être une seule musique... Multiples harmonies. C'est comme une épice qui envahit l'air. Une cannelle fauve. Une déferlante de plaisirs. C'est l'odeur du café, le matin, tout le jour. C'est le goût de l'ombre, traquée, désirée. C'est la chaleur étouffante et honnie. C'est le ventre rond d' Egée, c'est l'horizon dansant, scintilant. C'est le vol des nuages lointains. Ce sont les étoiles de la nuit... Antarès multicolore... Na min rotas... Ne me demande pas ce que je ne sais dire de là-bas. Kai mou leis, yiati yiati...Den. L'âme de là-bas. Ce sont les coeurs qui te prennent contre eux, quand tu t'en vas et plus encore quand tu t'en reviens. Ce sont les rires et les larmes... ce sont tous les paradoxes et tous les possibles. Comment-est-ce là-bas ? Comment est le temple de mon coeur ? Il est tout petit mais si vaste qu'il me paraît le seul de l'univers...
C'est comme la vie...






